Mercredi 15 juin 2005 3 15 /06 /Juin /2005 00:00


Avachi dans mon fauteuil, je suis le diable, je suis le temps et je m'entends délirer dans ces accabit post-modernique, post-monarchique, posteutonique, dans l'affluence d'un monde meilleur, mayer, sans coeur, part en guerre contre l'illégantarité, la madive insuffisance rénale d'un sang court qui m'asperge en de multiples volutes étoilées quand morphée rencontre Cicéron, lampion, la Kabale se révele autour du rond des sorcieres, des femmes binaires et machiaveliques, apetit pantagruelique d'un monstre assoifé de mes ames, de sésame, que l'éclatement de l'aventure dans le faible esprit de l'inopinée anarchie ne soit pas nefaste à l'illumination des peuples, des étoiles et des moutons, le mouron sattelite de l'ennui coqueluchique ne sera qu'un pion de l'echequier eventuel au bord du gouffre, le pas salutaire sera homogène, quand l'élection divine des cendres anormalement naturelles reviendra au cours du long court du court cours de tennis, isthme affranchi d'un ex-aequo syphillien, dangereuse mithrification d'un ensemble droit, dur, kelsennien de coeur, sensible de l'ame, anobli par l'étrange inanité des océeans perdus dans les méandres innocupées de l'ennemi intangible : Ô combien avons nous perdu dans ces tempetes mystiques, dans la bruine et l'écume, nous avons révé bel et bien ou mal, malediction des impuissants, quand l'âme se lie au corps et ne peut se dissocier, s'arquebouter. Je veux sortir laissez moi m'en aller, je ne veux plus rester. Mais je t'en prie ma douce amie, exile toi, part, je ne veux de toi ici, va voir le monde de dehors, refait le, vis ta vis, dissocie moi de moi même, extatique, sensible, mon âme s'intensifie peu à peu sous les coups de boutoir annobli pas le blizzard glaçant des vastes steppes du sud, qui flambent de ce feu jaune, où la paille crépite sous la neige, dans les voluptes de fumée mauve qui s'étranglent et s'omnubilent de cieux ternes, gris, où le pelage de l'adage n'engrange que des mélancolies glauques, que des spleens idolatres d'un sang noir de villenie, d'harassement et de venerie. Grivèle, compère, grivèle dans tona rrivisme, tu n'y échapera pas, à cette manne vénete, à cet occupation dévoyée d'un tyran insulaire sur un royaume intemporel dans sa fantastique apogée agraire et fidulaire ignobilaire dans ses acharnements thérapeutiques vicieux condamnés à la mort lente de l'agonie du clochard à l'Amérique d'un vieilard, du jeu entre Andropov et Cain, la brut et l'assassin, la brute est assassin, la brune est assassin et assassine, est assassine, sin, sine qua non, nonobstant cet équilibre précaire entre Inde et pendant l'execution de leurs enfants, Charitée de Démangeaisons, ils danseront leur gigue hallucinée, leur but éphémère et leut insanité conceptuelle.

Killian



Une écriture libre, automatique, mots et stylos branchés sur l'esprit...
Par Killian - Publié dans : Made in Killian
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Mardi 14 juin 2005 2 14 /06 /Juin /2005 00:00
Bonjour... Si tu es là, soit tu en veux vraiment et tu as une magnifique hargne -bravo- soit tu as eu le lien, et tu sera donc curieux de lire ici ma vie, mes petits evenements.

Je ne suis pas fan de ma réalité, et ne désires en aucun cas raconter cette vie que l'on dit réelle. "Il existe deux vies : la réelle et la chimérique. L'imaginaire c'est celle qu'on vit et la réelle celle qu'on s'imagine !"

Vous voila donc dans le monde d'un jeune adulte, un peu tout... Un peu adolescent reveur, ravageur, anxieux, curieux, un peu adulte décu, préparé, contri, résigné, mais en tout cas un jeune homme qui s'interoge, qui s'émerveille sur un monde extérieur tout en le reniant, et qui est près à tout pour ne pas perdre les grains de rêves qui s'accroche à sa peau.

Un blog artistique alors ? Déja pas un blog, je fais de cet endroit mon antre. J'ai besoin d'une antre ! Partout où je vis, il me faut mon chez moi. Ces derniers temps, internet monopolise une partie de ma vie : il est donc logique que je crée mon lieu de repli. Ensuite peut-etre artistique, peut-etre philosophique, peut-etre catalogue... Qu'en sais-je. Il sera un endroit "autre".
Par Killian - Publié dans : Autre
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Mardi 14 juin 2005 2 14 /06 /Juin /2005 00:00
Phantom of the paradise est un film merveilleux et poignant... Petit hommage avec -pour moi- la plus belle des chansons de Paul Williams dans ce film : The Hell of It. Etat d'esprit actuel.


Je te hais je crois, mon amour...
Par Killian - Publié dans : Made in pas Killian
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Mardi 14 juin 2005 2 14 /06 /Juin /2005 00:00
Boris Vian disait peu ou prou : "J'ai toujours une catégorie "Autre" pour ranger tout ce qui ne vas pas dans les autres catégories... C'est ma préférée et la plus remplie !"



Le temps de vivre

Il a dévalé la colline
Ses pieds faisaient rouler des pierres
Là-haut entre les quatre murs
La sirène chantait sans joie

Il respirait l'odeur des arbres
Avec son corps comme une forge
La lumière l'accompagnait
Et lui faisait danser son ombre

Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il sautait à travers les herbes
Il a cueilli deux feuilles jaunes
Gorgées de sève et de soleil

Les canons d'acier bleu crachaient
Des courtes flammes de feu sec
Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il est arrivé près de l'eau

Il y a plongé son visage
Il riait de joie il a bu
Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il s'est relevé pour sauter

Pourvu qu'ils me laissent le temps
Une abeille de cuivre chaud
L'a foudroyé sur l'autre rive
Le sang et l'eau se sont mêlés

Il avait eu le temps de voir
Le temps de boire à ce ruisseau
Le temps de porter à sa bouche
Deux feuilles gorgées de soleil

Le temps de rire aux assassins
Le temps d'atteindre l'autre rive
Le temps de courir vers la femme
Il avait eu le temps de vivre


Boris Vian
Par Killian - Publié dans : Made in pas Killian
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